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Dans la deuxième semaine du cours de méditation pour diplômés, notre professeure, Daryl, a exploré le thème de l’impermanence. Elle nous a rappelé que, même si nous savons intellectuellement que tout change en tout temps (notre corps, notre esprit, nos relations, les saisons, les structures politiques et sociales, par exemple), il est tout de même difficile pour nous d’appliquer cette compréhension à notre perception de la réalité. Selon les enseignements bouddhistes, cette difficulté est la source de beaucoup de souffrance.

Daryl a guidé une méditation qui nous a aidés à faire l’expérience directe de l’impermanence en observant nos sensations corporelles, nos pensées, nos émotions et notre humeur qui apparaissent et disparaissent. Lorsque, entre deux distractions, j’ai pu me reposer dans la conscience du changement d’instant en instant, je pouvais voir que mes pensées, mes émotions et les sensations dans mon corps changent constamment. L’expérience de cette méditation m’a permis de mieux reconnaitre que d’autres conditions quotidiennes que je tiens pour acquises, mes relations, mon travail, et mon environnement, sont aussi constamment en mouvement. C’est pourquoi Daryl disait que le travail, les relations et les autres conditions de nos vies qui nous semblent stables ne sont pas des fondations fiables pour le bien-être et le contentement. Le bien-être et le contentement dépendent plutôt de la capacité à « tenir plus doucement » ce que nous voulons.

Comment pouvons-nous les « tenir plus doucement » ? Beaucoup d’entre nous n’étaient pas certains de comprendre ce que cela signifiait. Si tout est impermanent, est-ce que cela vaut la peine de planifier pour l’avenir ou de s’efforcer d’atteindre nos objectifs ? Devrions-nous cesser d’essayer d’atteindre le bien-être ou la satisfaction ?

Daryl nous a expliqué que le fait de « tenir doucement » nos rêves et nos désirs ne signifie pas ne pas avoir d’objectifs, mais plutôt de ne pas être si attaché aux réussites et aux résultats. De plus, le stress et l’insatisfaction (les opposés du bien-être et du contentement !) sont souvent le résultat de l’attachement au désir que les choses soient d’une certaine façon, par exemple ; être sans douleur, être de bonne humeur, que les gens soient ponctuels, que la météo soit saisonnière. Lorsque nous « tenons ces attentes plus doucement », en comprenant que l’humeur, les états physiques, l’heure, et la météo sont impermanents, nous pouvons encaisser les coups, maintenir un plus grand sentiment de bien-être et de contentement.

Par exemple, je peux travailler pour obtenir un diplôme universitaire et viser les études supérieures, ce qui est important pour moi, sans être trop attaché à une date de fin précise ou à une certaine moyenne cumulative. En « tenant cet objectif doucement », je serai moins stressée et plus habille à travailler avec les obstacles inévitables et les péripéties à rencontrer lors de mon parcours pour l’obtention de mon diplôme. J’aurai une meilleure perspective sur l’impermanence de cet objectif.

Pensez-y : est-ce que le fait de reconnaître l’impermanence donne lieu à la résignation et à la stagnation ? Ou est-ce que cela ne fait que diminuer le stress lié à l’attachement pour nous permettre d’avancer vers vos rêves et désirs ?